Diffusion de la culture scientifique

Dans le cadre de PIND

Colloques

  • PIND in progress 4

    5 décembre 2020, Le Réacteur (Issy-les-Moulineaux)

    Au moment d’entrer dans sa cinquième année, le projet PIND fait le bilan du travail accompli et trace les perspectives futures.

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  • PIND in progress 3

    12 octobre 2019, FGO-Barbara (Paris)

    Au moment d’entrer dans sa quatrième année, le projet PIND fait le bilan du travail accompli et trace les perspectives futures.

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  • PIND in progress 2

    13 octobre 2018, FGO-Barbara (Paris)

    Au moment d’entrer dans sa troisième année, le projet PIND fait le bilan du travail accompli et trace les perspectives futures.

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  • PIND in progress

    13 octobre 2017, Philharmonie de Paris (Paris)

    Au moment d’entrer dans sa cinquième année, le projet PIND fait le bilan du travail accompli et trace les perspectives futures.

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  • La scène punk en France, quarante ans d'histoire

    25-26 novembre 2016, Philharmonie de Paris (Paris)

    Au cours de l’été 1976, simultanément aux États-Unis, en Australie et dans de nombreux pays d’Europe, de nombreuses formations musicales sont brutalement désignées dans la presse, ou s’auto-désignent comme punk, un terme argotique synonyme de vaurien, voyou, pourri, sans valeur. Défini par Dick Hebdige comme un amalgame contre nature, ces groupes ont en commun de vouloir faire table rase de l’histoire du rock au moyen d’une musique qui revendique la simplicité, de textes qui se moquent des conventions sociales et politiques, et une attitude énergique et provocatrice. Dans la France de Giscard, l’explosion punk, marquée dès l’été 1976 par le festival de Mont-de-Marsan, prend à revers la morosité ambiante et clame son refus de l’ennui. Le mouvement, dont l’absence de perspective revendiquée s’incarne dans le slogan No Future, trouve un premier achèvement en 1978, lorsqu’une grande partie de la scène occidentale disparaît, débordée par le succès de nouveaux courants musicaux. Pour autant, la dynamique punk trouve un second souffle : elle se cristallise autour de sons musicaux plus durs, de textes plus engagés politiquement et de codes vestimentaires inédits, réinventant jusqu’à nos jours le son et l’être punk. L’étude de cette histoire en recomposition, de ses paradoxes, de ses forces et de ses fragilités constitue la problématique centrale de ce colloque. Il s’agira de revisiter la pertinence des périodisations et des ruptures qui définissent et organisent quarante ans de scène punk en France, de dépasser le spectre d’un phénomène réduit à l’évidence culturelle anglo-américaine et d’étudier comment s’élaborent et se négocient les frontières entre une culture hégémonique et une culture restreinte de la subversion.

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Journées d'étude

  • Formation, déformation, reformation

    16 octobre 2020, Le Réacteur (Issy-les-Moulineaux)

    Cette journée souhaite questionner les mécanismes qui fondent l’existence même de la scène punk en France à travers la création des groupes mais également les ruptures et raccommodages qui caractérisent potentiellement leurs trajectoires. Dès ses débuts, le punk a suscité des engouements qui ont conduit à une explosion de formations. Certaines ont vécu le temps d’un concert ou d’un 45 Tours, d’autres existent encore, certaines n’ont jamais changé de personnel, d’autres ont complètement renouvelé leur staff, d’autres encore, après une éclipse parfois très longue ont décidé de repartir sur la route pour le meilleur et pour le pire. Cette rencontre consacrée aux histoires de groupes punk, à leur existence mais aussi à leur renaissance, souvent très commentée et discutée, cherche à éclairer les processus qui permettent à certains groupes de s’installer dans la durée à l’image de La Souris Déglinguée, à d’autres de renaître de leurs cendres (Olivenstein, Sheriff, Strychnine, etc.), à d’autres encore de réactiver ponctuellement leur énergie subversive (Bérurier Noir). Comment dure-t-on dans le punk ? Comment survit-on au sein de la scène ou comment rompt-on avec elle ? Avec quels projets les groupes se reforment-ils, au risque parfois de se trouver en délicatesse avec les slogans de leur jeunesse ? Comment les discours et les thèmes de luttes se transforment-ils ? Comment les positions évoluent-elles et éventuellement se déforment-elles au fil du temps ? Il s’agira pour les chercheurs et témoins d’envisager l’écriture de l’histoire, celle de quarante ans de bons et subversifs services, en mobilisant des parcours de groupes et en analysant les conditions de leur existence, et éventuellement de leur réinvention, alors que loin des postures nihilistes de jeunesse le punk incarne sans doute davantage aujourd’hui l’espoir de mondes meilleurs.

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  • La scène punk en Auvergne (1976-2016)

    14 mars 2020, Le Tremplin (Beaumont)

    Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà célèbres à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou, au contraire, qui suscite méfiance et défiance. Ces vies musicales foisonnantes relèvent en outre de trajectoires et de projets individuels ou collectifs sensiblement différents : projets associatifs, parcours personnels, départ vers la ville et/ou retour à la terre, déplacements ou création des scènes en fonction des opportunités artistiques et des conditions de création et de production de la culture, mise en place de festivals, naissance de communautés et/ou de regroupements liés à des projets et/ ou des événements spécifiques. La ville de Clermont-Ferrand n’échappe pas à ce mouvement. Aujourd’hui, certains acteurs, espaces et initiatives clermontois permettent d’envisager la présence d’une scène punk locale ainsi que des espaces de production et de diffusion musicaux underground et alternatifs. Parmi eux, le groupe Karnage accompagné du label OMG records, particulièrement influant dans la scène punk nationale ; ou encore des espaces de convergence et de proposition tels que le Raymond Bar, lieu autogéré attaché à la promotion de la musique indépendante et à la culture DIY, et le disquaire indépendant Spliff, vecteur d’un marché de niche. Cependant, il est encore difficile de dessiner une histoire et une actualité précise de la scène punk auvergnate. Cette journée d’étude questionnera donc les enracinements clermontois du punk du point de vue de leur singularité et originalité géographiques et culturelles. Elle éclairera l’activité punk dans la ville et dans la région de Clermont-Ferrand (musiciens, créateurs, artistes, acteurs des stations de radios, magasins de disques, organisateurs de concerts, labels, etc.), tout en questionnant la spécificité et l’identité propre du punk auvergnat.

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  • La scène punk à Marseille (1976-2016)

    11 janvier 2020, L'Alcazar (Marseille)

    Marseille s’ouvre au punk dès 1978. Par le dynamisme de ses quartiers populaires (La Plaine et les quartiers nord), l’importance de la vie associative – de Monkey Production à Runaway Movement – et des groupes historiques comme Nitrate ou Cops and Robbers, l’importance de la scène punk à Marseille s’impose. Dans les années 1980, on assiste à la montée en puissance de cette identité musicale qui inscrit la contribution marseillaise au punk en dialogue non seulement avec les expressions musicales anglo-saxonnes, mais aussi plus diverses, du reggae au rock. La diversité des formes musicales que prend le punk à Marseille dans les années 1990 (hardcore, oi!) ne se dément pas : la ville devient le terreau de l’émergence d’une culture visuelle punk organisée autour de différents collectifs (Le dernier cri) et du fanzinat (Why, Destroy). Il s’agira donc de mettre en exergue la question de l’essaimage du punk au-delà de la capitale et d’interroger la capacité de cette musique à faire sens loin de Paris en questionnant la spécifi cité et l’identité propre du punk marseillais. Les témoignages des différents acteurs de la scène punk à Marseille (musiciens, gens de radio, disquaires, organisateurs de concerts, labels et journalistes) et les analyses des chercheurs autour du punk et des formes associées à Marseille viendront nourrir le contenu de cette journée.

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  • Tous en scène!

    30 novembre 2019, Le Réacteur (Issy-les-Moulineaux)

    Comment le punk se saisit-il de la scène ? De quelle manière investit-il cet espace, corporellement, musicalement, esthétiquement, émotionnellement et comment en définit-il les limites ou frontières ? Quels liens spécifiques construit-il avec le public ? Cette journée d’étude invite chercheurs et acteurs à questionner les rapports du punk à l’espace scénique. Il s’agit de comprendre de quelle manière le punk en France a pu générer, définir et organiser des modes d’expression spécifiques, qu’ils relèvent directement de la musique, du spectacle produit, des mises en scène et de l’« être en scène », ou plus largement de la rencontre entre artistes et publics au cœur d’un espace original en perpétuelle, au gré des lieux et des performances.

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  • La scène punk en Bourgogne Franche-Comté (1976-2016)

    21 septembre 2019, L'Atelier des Môles (Montbéliard)

    Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà célèbres à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou au contraire qui suscite méfiance et défiance. La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à ce mouvement. Mieux, le territoire en constitue, au même titre que d’autres lieux forts en France, l’un des creusets, notamment avec Besançon et Montbéliard. Aujourd’hui, la culture punk perdure avec des lieux comme l’Atelier des Môles et à travers l’activité des associations. Cette journée d’étude questionne donc les enracinements francs-comtois du punk, tant du point de vue de leur singularité que de leur originalité géographique et culturelle – par exemple au regard du poids sociétal et du rôle d’une entreprise comme Peugeot dans la ville limitrophe de Sochaux. Elle cherche également à éclairer l’activité punk et post-punk en Bourgogne (notamment dans la capitale dijonnaise). De même, le rôle d’acteur majeurs tel Lucas Trouble, de groupes dominant la scène locale tels Norma Loy ou des lieux encore actifs aujourd’hui sont à interroger. Entre punk urbain et punk rural, il est aussi possible de questionner les espaces d’expression du punk. Comment la musique alternative se diffuse-t-elle aujourd’hui sur le territoire franc-comtois et bourguignon, entre lieux institutionnalisés et scènes davantage underground ? Quel est le rôle, par exemple, des bars dans les villes telles que Besançon ou Dijon, alors que les SMAC sont devenues des espaces normés d’expression musicale ? À travers des communications scientifiques et des tables rondes croisant acteurs du milieu associatif et musiciens, cette journée questionnera la spécificité et l’identité propre du punk dans ces deux régions (devenues la grande région Bourgogne-FrancheComté) et à s’interrogera sur les transferts culturels qui participent à la vitalité du punk à l’échelle locale ou régionale, sans oublier les rivalités et porosités entre villes et réseaux de musiciens.

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  • La scène punk au Havre (1976-2016)

    20 septembre 2019, ISEL (Le Havre)

    Elle a pour objet d’explorer la scène punk havraise, dont la spécificité était reconnue dès la fi n des années 1970, tant par la critique musicale que par le public. Cette spécificité reposait sur deux piliers. D’une part, la revendication, hautement proclamée, de se rattacher à la scène culturelle anglo-saxonne plutôt que française, qui se manifestait notamment dans un répertoire presque exclusivement composé en anglais, ainsi que par des liens forts avec l’avant-garde culturelle britannique et américaine, prenant la forme de collaborations artistiques dans les années 1980 (Willy « Loco » Alexander, Elliott Murphy, Bruce Joyner, les Barracudas, etc., dont un certain nombre ont été produits par le label havrais Closer Records). D’autre part, le rejet, également proclamé haut et fort, d’un punk rock « bourgeois » et l’affirmation d’une identité ouvrière fièrement assumée, largement incarnée par la figure de Robert Piazza, plus connu sous le nom de Little Bob. La scène havraise ayant été précocement ouverte aux influences extérieures, la journée d’étude ne saurait toutefois réduire son horizon à la seule agglomération normande. L’un de ses objectifs est également de chercher à replacer la scène havraise au sein de la scène punk et post-punk française et internationale, en particulier britannique et états-unienne. En partant du Havre, et en élargissant le questionnement tant d’un point de vue géographique que chronologique, cette manifestation se propose donc d’apporter quelques éléments de réponses à trois problématiques centrales dans les Punk Studies : la définition même du punk, qui ne saurait être réduit à un courant musical ; celle de l’étonnante longévité du mouvement, qui était originellement perçu comme une révolution culturelle aussi brève que violente ; enfin celle des formes que prend le punk dans la culture contemporaine.

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  • La scène punk à Montpellier (1976-2016)

    18 mai 2019, Université de Montpellier (Montpellier)

    La scène punk montpelliéraine a connu une effervescence remarquable à partir de la fin des années soixante-dix, et plusieurs des groupes qui en furent à l’origine (OTH, Vonn, les Vierges ou encore les Sheriff) font partie de la mythologie musicale locale, mais aussi nationale, voire au-delà. Les décennies suivantes ont connu une émulation comparable, comme en témoignent les productions d’Anti-Clockwise, de Kamizol, des Leptik Ficus, de Korttex, et plus récemment de groupes tels que Pretty Johnny, ou les Lullies. Cette journée sera l’occasion d’examiner les spécificités de cette scène punk, de ses débuts à son activité la plus récente, son ancrage local, son histoire et ses réseaux nationaux et transnationaux, et d’envisager quelle a été sa descendance. Grâce à la présence d’acteurs historiques (toujours actifs !) et de représentants des nouvelles générations, nous évoquerons la scène montpelliéraine de ses balbutiements aux concerts mythiques, des squats aux contrats d’édition, des concerts place de la Comédie à la salle Victoire. Les aspects musicaux, vestimentaires et visuels du punk montpelliérain seront également abordés, son esthétique, ses influences, le rôle que la Grande-Bretagne, les États-Unis, mais aussi l’Espagne ont pu jouer. Enfin, a-t-il existé, et existe-t-il encore, au bout du compte, un son punk montpelliérain ?

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  • Punk et idéologie

    9 février 2019, FGO-Barbara (Paris)

    Trop inconstant, trop kaléidoscopique, trop remuant, volontiers corrosif, le punk ne se satisfait guère des rigidités axiologiques ni des systèmes de pensée figés. Pour autant, le punk véhicule des opinions, assène des idées, promeut des convictions. Il définit des perspectives de vie, s’éprend de morale, fut-elle libertaire et s’oppose au conservatisme et aux cadres socio-politiques de l’establishment. Déjà en 1992, Craig O’Hara écrivait une Philosophie du punk pour évoquer les thématiques et valeurs de ce mouvement. L’angle idéologique se révèle donc fructueux pour étudier la scène punk en France. Celle-ci a pu être associée au situationnisme, au nihilisme ou à l’anarchisme, avant de s’ouvrir au féminisme ou aux philosophies morales comme le véganisme ou l’antispécisme. Par ailleurs, en se politisant et en se radicalisant à partir des années 1980, le punk a défi ni des positionnements idéologiques qu’il convient d’identifier. Cet espace des idéologies punk s’ordonne en fonction de thématiques ou de luttes, de réseaux d’alliance et d’oppositions, de formes d’activisme, de créations, d’associations, de lieux et de territoires plus ou moins marqués par des enjeux culturels, politiques et identitaires. Cette journée d’étude souhaite donc questionner les idéologies qui sont revendiquées et assumées par la scène punk en France aussi bien que celles qui lui sont associées, voire assignées. Il s’agira notamment de questionner ce que le punk fait à l’idéologie, en s’intéressant à la manière d’exprimer ces idées, et de comprendre jusqu’à quel point la notion d’idéologie recoupe de manière pertinente les problématiques artistiques, culturelles et socio-politiques du punk en France.

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  • La scène punk à Bordeaux (1976-2016)

    1er décembre 2018, Rock School Barbey (Bordeaux)

    Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà célèbres à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région, montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou au contraire qui suscite méfiance et défiance. De Riot à Control, embryons des futurs Standards, de la génération « St » (1976-77) – Strychnine, STO, Stalag – jusqu’à la scène punk actuelle, sans oublier, dans les années 1980-90, les trajectoires des Camera Silens, Brigade, Dépression, Révérends, Parfum de femme, Corbeaux du Reichtag ou Mush, Bordeaux constitue un creuset essentiel du punk en France. Bordeaux c’est évidemment la ville, ses groupes, ses musiciens, ses figures de la punkitude, ses lieux incontournables, ses associations, ses radios libres, ses labels et disquaires indépendants, ses fanzines, les rubriques dans la presse locale, les lieux informels, friches et squats. Au-delà du cœur urbain, Bordeaux capte aussi les initiatives sonores et rebelles venues de la périphérie girondine et du grand Sud-Ouest pour la période plus récente. Faut-il s’étonner de cette vivacité ? Bordeaux, cultivant une posture de rébellion héritée de l’histoire, a fait preuve d’énergie et d’inventivité pour résister musicalement à l’image bourgeoise de « Belle endormie » qui lui collait à la peau. Les initiatives pionnières (Festival punk de Mont-de-Marsan, 1976, 1977) au cours desquelles s’illustrent les Bordelais de Strychnine ouvrant pour Clash, les rivalités légendaires avec Toulouse, autant que les liens avec l’Angleterre, constituent des pistes à exploiter pour comprendre et définir la force, l’empreinte et l’identité punk de la scène locale. Cette journée d’étude a pour objectif de questionner les enracinements bordelais du punk tant du point de vue de leur singularité, de leur originalité géographique et culturelle que des influences et tensions entre centre et périphérie, voire entre régions. Elle éclairera l’activité punk dans la ville et dans la région de Bordeaux, questionnera la spécificité et l’identité propre du punk bordelais et de ses ancrages, et s’intéressera aux transferts culturels qui participent éventuellement d’une traduction du punk à l’échelle locale, voire régionale, sans oublier les rivalités et les porosités entre villes et réseaux de musiciens et d’acteurs.

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  • La scène punk à Nantes (1976-2016)

    Dans la continuité des réflexions déjà initiées portant sur les scènes locales, et plus particulièrement des journées organisées dans le Grand Ouest (Caen, Rennes et Montaigu), cette rencontre s’inscrit dans un contexte spécifique marqué par de forts enjeux d’histoire populaire et de patrimonialisation matérialisés notamment par la sortie de l’ouvrage Histoire populaire de Nantes et de l’exposition Rock ! Une histoire nantaise. Même si Nantes est moins réputée pour sa scène punk que ne le sont ses voisines bretonnes et vendéennes, mettre au jour l’histoire du punk dans cette ville permettra cependant d’interroger la notion de scène locale au-delà de ses caractéristiques les plus visibles que sont les groupes et les concerts. Il s’agira également d’aborder l’histoire du punk au travers des formes de médiation et de patrimonialisation qui contribuent à capter et forger cette histoire, en particulier les processus de « mise en mémoire » et d’expositions qui contribuent à conserver la trace d’une scène qui passe aujourd’hui de l’underground au musée. C’est donc une variété d’activités qui seront mises au cœur de cette journée d’étude et qui permettront d’interroger l’hétérogénéité des engagements dans la scène locale punk à ses débuts jusqu’à son actualité la plus récente.

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  • Authenticité, pureté, hybridité

    Le fanzine Sideburns l’avait écrit : « Ceci est un accord, en voici un autre, et puis un troisième : maintenant fais un groupe ! ». Caractérisé initialement par la simplicité des compositions et du jeu, voire par l’absence revendiquée de compétences musicales particulières, le punk s’est constamment renouvelé durant quarante ans. En équilibre instable entre inventivité et dogmes musicaux, il constitue un objet musicologique remarquable, difficilement classable, souvent paradoxal. Et même si bien des années plus tard les premiers acteurs confessent que leur posture radicale ne le cédait en rien aux références qui nourrissaient leur jeunesse, le genre musical punk représente dans les faits une rupture musicale explosive avérée dont il convient de questionner tant la cohérence stylistique originelle que les enrichissements successifs et les formes de segmentations. Car cette révolution musicale ne s’est pas seulement accomplie contre des genres établis que l’on a conspués (musique savante, musique progressive, musiques de stades, grandes figures de la pop). Elle a rapidement fait preuve d’inventivité, de créativité, et a généré de nombreux sous-genres qui sont venus renouveler la dynamique initiale à un rythme très soutenu, qu’il s’agisse de considérer le hardcore, la oï et le street punk, ou plus récemment le crust ou le screamo. Les liens entre punk et hard rock, punk et métal, punk et rap, punk et reggae, punk et indus, constituent par ailleurs des phénomènes remarquables qu’il convient d’interroger en termes d’influences, de transformations, d’évolutions, d’innovations ou de métissages. Sans oublier a contrario la réaction puriste consistant à mythifier et survaloriser le punk des origines, à revenir vers ce qui a pu constituer la richesse d’un temps, à retrouver la pureté d’un style autant que ce que l’on suppose être sa crédibilité. Ces caractérisations stylistiques, ces formes de segmentation et d’hybridation qui apparaissent sous l’angle musicologique relèvent bien entendu des relations que les acteurs, les réseaux, les institutions nouent au cœur de la scène musicale en France. De nombreux labels indépendants, par exemple, ont accueilli dans un même élan des artistes venus d’horizons différents et sont ainsi devenus des incubateurs notables de ce qui s’est défini dans les années 1980 comme la « scène alternative » française. Des festivals ont également joué un rôle important dans la confrontation des genres et sous-genres musicaux.

    Cette journée d’étude entend donc questionner ce qu’est musicalement le punk en tant que genre à part entière et entièrement à part. Elle tentera d’en éclairer les frontières, leur fermeté ou leur porosité, leur capacité à créer et formaliser de nouveaux sous-genres, tout en analysant simultanément les dynamiques et réseaux qui participent à cette réinvention permanente.

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  • La scène punk à Poitiers (1976-2016)

    La situation géographique de Poitiers est plutôt enviable : ville universitaire située sur l’axe Paris- Bordeaux, au centre d’un vaste territoire émaillé de petites villes assez proches les unes des autres. Elle rencontre pourtant les mêmes difficultés que ses voisines pour diffuser du punk : absence de lieux pour jouer, public restreint et disséminé, très peu de moyens de communication. C’est de ce constat qu’est née la newsletter Arsenal Sommaire Poitiers, qui a suivi le rock local et régional durant deux décennies (1987-2007).

    D’emblée conçu à échelle régionale, constitue rapidement un réseau de dépositaires (bars, disquaires, salles), fédérant des associations punk de toute la région, de Nantes à Bordeaux, de Bourges à La Rochelle et dans les campagnes. À partir de l’Arsenal, il est possible de suivre les différentes vagues musicales liées au punk : punk/new wave au début des années 1980 (Emergency, The Feast, Normale Vitale, Les Voyoux), cold-wave (Odessa et La Strada). La scène punk/hardcore explose au début des années 1990, avec un épisode straight-edge radical et des groupes punk/ hardcore (Seven Hate, Undolor, The Sense), noisy/pop (Liquid Team et Mmoob), des labels (Weird Records, On A Faim !-Label) et une salle de concert, Le Confort Moderne.

    Ouvert depuis 1985, le Confort Moderne fait passer entre 1993 et 1996 Biohazard, Suicidal Tendencies, Fugazi, No Means No, Cooper, Grotus, Neurosis, Satanic Surfers, Unsane ou Melt Banana. Sa cour accueille un disquaire indépendant (La Nuit Noire) et des locaux de répétition, autant de lieu d’échanges et de partages pour les musiciens de tous bords. Au cours des années 1990, le punk à roulettes laisse place à un hardcore plus brutal (Tröms, Mortalys, Abdomens, Oxyrius). Mais on peut encore compter sur Epileptic, Myra Lee, Loisirs pour les années 2000, et sur Undolor qui tourne toujours. Traces en forme d’inventaire, les contenus protéiformes de l’Arsenal constituent une matière de premier ordre pour interroger finement quarante ans d’histoire de la scène punk à Poitiers.

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  • La scène punk à Lyon (1976-2016)

    La scène punk à Lyon émerge dès la fin des années 1970, avec des groupes comme Starshooter, Electric Callas ou Marie et les Garçons (qui joue au festival punk de Mont-de-Marsan en 1977). Filmés par Georges Rey, ces premiers groupes font figure de patrimoine local. Mais la scène punk lyonnaise est active, diversifiée et engagée. Elle circule entre Saint-Étienne et Lyon en s’arrêtant à Givors. Sur les pentes de la Croix-Rousse, elle investit des squats, accueille Virginie Despentes qui en gardera son pseudo, multiplie les lieux de répétition où se croisent Haine Brigade ou Carte de Séjour. De Givors au Trokson, cette scène punk lyonnaise se redistribue depuis quarante ans jusqu’à Zone Infinie, Beaten Brats, Brice et sa pute ou Venin Carmin. Au milieu des années 1990, au Pezner, ça décloisonne à tout va : Ça décloisonne à tout va. Un foyer de contre-culture émerge, qui accueille des performers comme Ron Athey ou Jean-Louis Costes, et des concerts de Lydia Lunch ou du groupe berlinois anti-nazi, anti-fasciste et anarchiste Atari Teenage Rio. La musique nourrit les engagements politiques. Le Do It Yourself, les collectifs et la solidarité produisent une scène diversifiée et créative qui ne cesse de se renouveler, en matière de production, de diffusion ou de création. C’est cette histoire de la scène locale qui sera étudiée dans cette journée à Lyon, pendant lesquels les témoignages des acteurs et des actrices résonneront avec des communications d’historiens, de musicologues ou de géographes.

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  • La scène punk en Lorraine (1976-2016)

    Dans la continuité des réflexions déjà initiées portant sur les scènes « délocalisées », ces rencontres consistent à envisager le mouvement punk en Lorraine, voire dans le quart nord-est de la France (Alsace, Lorraine, Champagne-Ardennes). Si ces régions sont moins réputées que celles de l’Ouest pour avoir été le berceau de nombreux groupes ou initiatives punk, il n’en reste pas moins qu’une effervescence de la scène alternative s’y laisse deviner.
    Entre contre-culture et rock engagé, les histoires locales et villageoises participent à la création d’une identité du mouvement punk sur ce territoire. L’apparition de nouveaux lieux d’expression culturelle et leur centralisation dans les agglomérations ont contribué à transformer les sociabilités associatives préalablement existantes. Se pose alors la question des processus de création à l’oeuvre (labels, salles, etc.), en particulier en milieu rural, propres à la région. Le lien entre ancrage territorial et délimitation d’une scène musicale peut ici être posé sous l’angle de la construction d’un ethos punk de l’Est. Les particularités de cette scène underground, au regard de son développement ailleurs en France, tiennent sans doute autant à son implantation géographique qu’à son histoire. Comment groupes, labels et salles coexistent-ils afin de fournir des cadres d’expression cohérents ? De quelles influences ce secteur a-t-il pu bénéficier ? La proximité avec le monde germanophone a-t-elle contribué à délimiter le punk de l’Est français ? Le maillage du territoire et la mise en réseau des espaces de diffusion de cette culture participent sans doute à la structuration d’un imaginaire punk (reposant sur des pratiques sociales, actuelles ou passées) spécifique à cette aire.
    Entre identité régionale, particularités locales et inscription dans un cadre national, la scène punk en Lorraine se veut protéiforme. Il convient ainsi de la questionner pour en comprendre les spécificités, mais aussi les régularités et la congruence vis-à-vis d’une culture de l’alternatif français.

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  • La scène punk à Rouen (1976-2016)

    Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà célèbres à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire ou au contraire qui suscite méfiance et défiance.

    La Normandie n’échappe pas à ce mouvement. Mieux, le territoire normand en constitue l’un des creusets, notamment avec Rouen. Le cœur de la naissance de la scène rouennaise, c’est le magasin de disques Mélodies Massacre, dans lequel on vient découvrir les Buzzcocks, les Sex Pistols, Clash. Avec l’arrivée du punk anglais, une ambiance et un esprit poussent certains Rouennais à faire de la musique, à créer des labels et des fanzines (Sordide Sentimental, Blameless Act), pendant que d’autres organisent des concerts avec fraîcheur et spontanéité. La première génération, celle des Olivensteins, a la singularité de défricher et de durer. Autour des Dogs et des frères Tandy, des groupes se font et se défont : les Rythmeurs, les Gloires Locales, les Flics, les Vermines, Nouveaux Riches, Coolies, etc. Dans les années 1990, la perméabilité des groupes et les échanges de musiciens inter-groupes perdure : Gonokox, Taplesouk, Budz, Sid et les vicieux, Molaire, Yplon, Pleûm, etc. La scène des années 1990 décolle autour du magasin de disques Katakomb ainsi que de l’association Zâr qui organise des concerts au bar le 125e rive gauche et dans la salle Louis Jouvet, avant que se développe l’activité alternative et culturelle du squat Chez Émile, devenu un lieu central de vie et de concert jusqu’en 2000. Aujourd’hui, la culture punk perdure avec des groupes comme Perm 36 ou les Rejetons de Quasimodo, et toujours à travers l’activité des associations, des espaces contestataires et des lieux de répétition et de concerts comme le Kalif, la KeponTeam, La Conjuration des Fourneaux, le 3 Pièces, l’Oreille qui traîne, De bruit et d’encre, etc.

    Cette journée d’étude questionne donc les enracinements rouennais du punk tant du point de vue de leur singularité, de leur originalité géographique et culturelle que de celui des influences et tensions entre centre et périphérie. Elle cherche également à éclairer l’activité punk dans la ville et dans la région de Rouen, à questionner la spécificité et l’identité propre du punk rouennais et de ses ancrages normands, et à s’interroger sur les transferts culturels qui participent d’une traduction du punk à l’échelle locale, voire régionale, sans oublier les rivalités et porosités entre villes et réseaux de musiciens et d’acteurs (Rive droite/Rive gauche, Rouen/Le Havre, Rouen/Caen, Rouen/Paris).

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/la-scene-punk-a-rouen-1976-2016/

  • Réussir dans le punk

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  • La scène punk à Rennes (1976-2016)

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  • Elle pogote, elle pogote ma banlieue!

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  • Cultures visuelles et esthétiques

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  • La scène punk à Montaigu (1976-2016)

    1er juillet 2017, Le Zinor (Montaigu)

    Après plusieurs rencontres thématiques parisiennes sur l’histoire de la scène punk en France et des journées d’études à Toulouse et à Caen (avant d’aborder Rennes en fin d’année 2017), le programme PIND s’arrête à Montaigu, haut lieu des cultures alternatives dans l’Ouest de la France via son collectif associatif (Icroacoa) et sa nébuleuse de groupes underground.

    S’il est indéniable que Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Rouen et les grandes métropoles françaises représentent des foyers de création et de bouillonnement, l’histoire du punk s’est également écrite à Fumel à Mont-de-Marsan, mais aussi dans plusieurs petites villes vendéennes. Quelles réalités recouvre ainsi le punk au-delà des grands centres urbains ? Selon quelles dynamiques s’est-il développé à Montaigu ? Cette scène punk relève de trajectoires et de projets individuels qu’il s’agira d’identifier, de répertorier et de discuter via divers projets associatifs ou parcours personnels. Départ vers des métropoles tels que Nantes, Angers, Paris ou Bordeaux, relations aux agglomérations voisines des Herbiers, de Fontenay-le-Compte ou de La-Roche-Sur-Yon, mais aussi relation à la côte atlantique et à ses activités estivales, autant de mouvements qu’il s’agira d’interroger, de même que le rôle des nombreux cafés concerts et des festivals, ainsi que le contact avec les groupes de l’extérieur, dans une perspective translocales des scènes.

    Cette journée d’étude souhaite ainsi interroger sur les caractéristiques à la fois sociales et historiques de la scène punk montacutaine ainsi que sur ses éventuelles relations avec d’autres scènes musicales ou culturelles voisines.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/la-scene-punk-a-montaigu-1976-2016/

  • La scène punk à Caen (1976-2016)

    8 avril 2017, Médiathèque Quai des Mondes (Mondeville)

    Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà célèbres à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région montre combien le mouvement ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire où au contraire qui suscite méfiance et défiance. Le cas de la Normandie en témoigne. Par sa proximité avec l’Angleterre, ses disquaires indépendants et ses deux locomotives rock – Little Bob Story et les Dogs –  la Normandie s’ouvre au mouvement punk dès 1976. La notoriété de bastions locaux ou la reconnaissance d’identités régionales autour d’un punk normand, le dynamisme des scènes locales et régionales qui s’inventent et se réinventent au fil du temps invitent à questionner ces enracinements locaux tant au point de vue de leur originalité géographique et culturelle que du point de vue des tensions entre centre et périphérie, voire entre régions. S’il est indéniable que Rouen et Le Havre représentent des foyers de création et de bouillonnement, l’histoire du punk s’est également écrite à Caen, à Lisieux ou à Cherbourg. Cette vie musicale foisonnante relève en outre de trajectoires et de projets individuels ou collectifs sensiblement différents qu’il s’agira d’identifier, de répertorier et de discuter : projets associatifs, parcours personnels, départ vers la ville et/ou retour à la terre, déplacements ou création des scènes en fonction des opportunités artistiques et des conditions de création et de production de la culture, invention de festivals, naissance de regroupements et/ou de communautés liés à des projets et/ou des événements spécifiques. L’objectif de la journée, consacrée à la scène caennaise, est donc de souligner l’importance accordée à la question des identités locales ou régionales, et à celle de leurs résonances musicales ou militantes. Elle veut également mettre en exergue la question de l’essaimage du punk au-delà de la capitale et interroger la capacité de cette musique à faire sens loin de Paris. Il s’agira donc d’éclairer plus particulièrement l’activité punk dans la ville et dans la région bas-normande (musiciens, gens de radio, magasins de disques, organisateurs de concerts, labels, etc.), de questionner la spécificité et l’identité propre du punk caennais et de susciter des études autour des transferts culturels qui participent éventuellement d’une traduction du punk à l’échelle locale. Des aspects tels que les rivalités et porosités entre villes et réseaux de musiciens et d’acteurs (Caen/Rouen, Caen/Le Havre par exemple) pourront faire l’objet d’approches particulières.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/la-scene-punk-a-caen-1976-2016/

  • Punk des villes, punk des champs

    28 janvier 2017, FGO-Barbara (Paris)

    Le punk n’est-il qu’un phénomène urbain ? Ne concerne-t-il que quelques grandes villes en France ou bien la musique et son cortège de projets ont-ils pu émerger et se diffuser à des échelles et selon des modalités beaucoup plus variées, pour atteindre bourgades et campagnes ? Quelles réalités recouvre le punk au-delà des grands centres urbains et selon quelles dynamiques se sont développées les scènes du punk en France ? S’il est indéniable que Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Rouen et les grandes métropoles françaises représentent des foyers de création et de bouillonnement, l’histoire du punk s’est également écrite à Fumel, à Montaigu ou à Mont-de-Marsan. Cette vie musicale foisonnante relève en outre de trajectoires et de projets individuels ou collectifs sensiblement différents qu’il s’agira d’identifier, de répertorier et de discuter : projets associatifs, parcours personnels, départ vers la ville et/ou retour à la terre, déplacements ou création des scènes en fonction des opportunités artistiques et des conditions de création et de production de la culture, invention de festivals, naissance de regroupements et/ou de communautés liés à des projets et/ou des événements spécifiques. Cette journée d’étude souhaite ainsi interroger l’émergence et l’essaimage du punk au prisme des ancrages géographiques, des formes de circulation, des transferts culturels et plus généralement des processus sociaux et culturels qui ont pu participer à inscrire la musique dans des formes de territorialisation contrastées.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/punk-des-villes-punk-des-champs/

  • La scène punk à Toulouse (1976-2016)

    10 décembre 2016, Les Abattoirs (Toulouse)

    Dès 1976, le punk est en France un phénomène total. La montée de sève qui propulse sur scène des groupes à peine formés et déjà célèbres à l’échelle de leur quartier, de leur ville ou de leur région montre combien le mouve-ment ne se limite pas à un phénomène parisien, même si la capitale constitue un centre de gravité qui attire où au contraire qui suscite méfi ance et défi ance. La créa-tion du premier festival punk de l’histoire à Mont-de-Marsan (1976), la notoriété de bastions locaux comme Fumel ou la reconnaissance d’identités régionales au-tour d’un punk basque, breton ou normand, le dynamisme des scènes locales et régionales qui s’inventent et se réinventent au fi l du temps invitent à questionner ces enracinements locaux tant au point de vue de leur originalité géographique et culturelle que du point de vue des tensions entre centre et périphérie, voire entre régions.
    L’objectif de la journée, la première consacrée à une scène locale, est donc de souligner l’importance accordée à la question des identités locales ou régionales, et à celle de leurs résonances musicales ou militantes. Elle veut également mettre en exergue la question de l’essaimage du punk au-delà de la capitale et inter-roger la capacité de cette musique à faire sens loin de Paris. Il s’agira donc d’éclairer plus particulièrement l’activité punk dans la ville et dans la région de Toulouse (musiciens, créateurs, artistes, gens de radio, magasins de disques, organisateurs de concerts, labels, etc.), de questionner la spécifi cité et l’identité propre du punk toulousain et de susciter des études autour des transferts culturels qui participent éventuellement d’une traduction du punk à l’échelle locale.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/la-scene-punk-a-toulouse-1976-2016/

  • Questions de genre

    15 octobre 2016, FGO-Barbara (Paris)

    La scène punk constitue à bien des égards un lieu problématique sous l’angle du genre : elle semble se limiter pour l’essentiel et dans la longue durée à une histoire d’hommes, généralement hétérosexuels ; les filles y sont peu présentes ou cantonnées à des rôles convenus. Cette valence inégale des sexes interroge les fondements ainsi que les réappropriations de l’idéologie punk et de la rupture originelle avec les codes et normes de l’establishment. Loin de constituer l’espace d’une émancipation pour tous, il semble que la scène punk, paradoxalement, se contente souvent de reproduire, voire d’accentuer, les rapports de forces qui existent par ailleurs dans le monde social. Cette journée d’étude s’intéressera donc aux places qu’occupent les hommes et les femmes dans l’émergence et la diffusion de la scène punk, afin d’en approcher la polarisation sexuée. Elle cherchera également à déterminer comment cette scène participe à générer des équilibres spécifiques dans l’ordre du genre, quels modèles de masculinités et de féminités hégémoniques sont valorisés et quelles frontières délimitent les territoires du masculin et du féminin dans la fabrication du fait musical punk.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/questions-de-genre/

  • Médiation et médiatisation

    Le punk en France, en tant que scène artistique originale, procède autant de la capacité à produire les éléments constitutifs de sa propre existence que d’une production médiatique. Loin de se réduire à l’émotion de l’écoute, cette musique est aussi une musique lue, diffusée, faite d’image, échangée dans les réseaux. Les différents types de médias papier (magazines musicaux spécialisés, fanzines, presse généraliste), mais également la radio, la télévision et internet constituent autant d’interfaces qui sont partie prenante d’un processus de médiation permettant d’appréhender la musique comme un élément indissociable de la médiatisation qui en rend compte. Cette médiatisation irrigue la vie musicale et la façonne en fonction de perspectives idéologiques, affinitaires, com-merciales, et de catégories esthétiques. Cette journée d’étude entend donc analyser et comprendre, à travers la variété des discours, des représentations et des constructions médiatiques, les mécanismes et les processus qui ont accompagné, voire induit, les transformations du punk en France et de ses représentations, déplaçant sensiblement les frontières entre underground et mainstream.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/mediation-et-mediatisations/

  • Questions d'archives

    12 mars 2006, FGO-Barbara (Paris)

    Entré dans sa quarantième année, le punk appelle une réflexion d’ensemble urgente sur la mémoire et les traces disponibles ou à faire surgir pour servir à l’histoire d’un mouvement qui a profondément transformé la vie sociale, musicale et artistique en France. Car les archives de la scène punk existent, et sont même variées : archives sonores qui interrogent le fond musical du punk, archives documentaires qui donnent un sens et une matérialité à cette musique dans ses aspects médiatiques, esthétiques, visuels et identitaires, archives « vivantes » basées sur la parole et la mémoire des acteurs. Cette journée se propose donc de questionner le travail de collecte, de valorisation d’analyse et d’inter-prétation des archives du punk, et de réfléchir sur les moyens de relever le défi de la préservation, voire de la patrimonialisation du punk en France.

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    http://pind.univ-tours.fr/events/question-darchives/

  • Groupes et musiciens

    23 janvier 2016, FGO-Barbara (Paris)

    Cette journée souhaite interroger l’histoire du punk au prisme des histoires de musiciens et de groupes. Son objectif est double : éclairer les trajectoires des groupes en tant qu’entités fondamentales de la vie artistique et musicale ; situer ces parcours dans le proces-sus d’émergence et de diffusion de la scène punk en France. L’attention portée à ces vies collectives artistiques permettra de s’attacher aux œuvres enregistrées, aux concerts et événements artis-tiques, ainsi qu’aux engagements et aux luttes. On se concentrera également sur le quotidien des musiciens, tant dans leurs rapports à la pra-tique que sous l’angle des liens interpersonnels, des liens avec le public et avec les différents acteurs des mondes musicaux. Enfin, des réflexions épistémologiques et méthodologiques permettront de faire le point sur les dimensions spécifiques des « vies de groupe » appréhen-dées comme objet d’histoire et de musicologie, ou plus largement comme terrain d’étude pour les sciences sociales.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/groupes-et-musiciens/

  • Les scènes punk en Europe (1976-2016)

    10 octobre 2015, FGO-Barbara (Paris)

    Cette troisième journée vise à poser les bases d’une étude comparée des formes d’émergence, de diffusion et de transformation du punk dans les pays euro-péens. Son objectif est triple : permettre de mieux situer la place de la scène punk française dans un ensemble culturel plus vaste, à l’échelle euro-péenne ; identifier les processus sociohistoriques et les formes de transferts culturels qui parti-cipent à l’invention des scènes punk en Europe ; élaborer une première approche comparée des temporalités du punk en Europe.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/les-scenes-punk-en-europe-1976-2016/

  • Historicité et généalogie

    17 juin 2015, FGO-Barbara (Paris)

    Cette journée se propose d’interroger les caractéristiques et les spécificités des générations successives de la scène punk en France, entendues comme différents segments qui renouvellent le mouvement en tant que paradigme musical, esthétique et artistique, tout en se référant à la rupture originelle et fondatrice de 1976. Elle doit permettre de rendre intelligibles ces générations dans leurs modes de cohérences musicales et esthétiques en questionnant les normes d’édification de la scène punk en France et en sondant son inscription dans des formes d’idéal-type.

    Pour plus de détails, cliquer ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/historicite-et-genealogie/

  • Objets et méthodes

    17 janvier 2015, FGO-Barbara (Paris)

    Cette première journée d’étude se propose d’interroger les caractéristiques et les spécificités de la scène punk en France entre 1976 et 2016, là où les travaux existants se sont au contraire centrés sur l’évidence anglo-saxonne, et de mettre en exergue ce qui rend cette scène irréductible à ses homologues anglo-américains. Elle est destinée à ouvrir des pistes en termes de problématiques (périmètres, définitions, identités), de sources (presse, fanzines, répertoires, réseaux) et de terrains.

    Pour plus de détails, cliquez ci-dessous:

    http://pind.univ-tours.fr/events/objets-et-methodes/

Autres manifestations scientifiques

  • Penser la musicologie aujourd'hui: objets, méthodes et prospectives

    A l’occasion du centenaire de sa fondation en 1917, la Société française de musicologie organise un colloque international dont l’ambition est d’interroger la nature et la définition de la discipline. Il s’agira de dresser un bilan des travaux et des orientations depuis cent ans, mais surtout d’étudier les pistes de renouveau par le biais de prospectives de recherche. Le colloque se propose d’interroger la musicologie considérée comme une constellation d’approches, de méthodes et d’objets : acoustique, analyse, esthétique, ethnomusicologie, études de genre, études postcoloniales, histoire culturelle, histoire de la musique, iconographie, informatique musicale, organologie, performance studies, sociologie de la musique, théorie, etc. Les communications porteront sur des questions de méthode, d’épistémologie et sur la définition des objets d’études. Elles concerneront toutes les musiques de traditions savante, orale, jazz, rock, pop, etc.

    Programme-Long

  • Persée, Versailles, 1770

    À travers l’exemple d’une œuvre et d’un événement emblématiques, la tragédie en musique Persée de Quinault et Lully, donnée en 1770 à l’Opéra royal à l’occasion du mariage du dauphin, futur Louis XVI, et de l’archiduchesse Marie-Antoinette, ce colloque se propose d’analyser méthodiquement les différents paramètres liés à la reprise d’une œuvre de répertoire dans un cadre circonstanciel liés à des enjeux politiques de première importance.

    Œuvre emblématique du répertoire, considérée comme l’une des plus belles réalisations du tandem Quinault/Lully, Persée fut créé à l’Académie royale de musique en avril 1682, où il fut régulièrement repris jusqu’en 1747. En dépit de qualités dramatiques reconnues, l’ouvrage n’est par la suite plus rejoué sur la scène parisienne que dans une version totalement remise en musique par Philidor en 1780. Pourtant, en 1770, c’est bel et bien le Persée de Lully qui est choisi pour ouvrir la série de spectacles donnés dans la salle nouvellement construite par l’architecte Ange-Jacques Gabriel. Lors de cette occasion solennelle, la musique de la tragédie est remaniée par trois des quatre compositeurs officiels de la Musique du roi – Antoine Dauvergne, Bernard de Bury et François Rebel – avec l’aide du librettiste Nicolas-René Joliveau, tout en gardant certains éléments originels de Lully. Le luxe inouï des costumes et des décors, la complexité des machineries, la qualité de la distribution, le nombre impressionnant d’artistes rassemblés dans l’orchestre, le corps de ballet et les troupes de figurants en font l’un des spectacles les plus impressionnants de ceux donnés à la Cour durant l’Ancien Régime.

    Il s’agit donc de retracer l’histoire des préparatifs et des deux représentations de Persée ainsi que d’aborder les différentes problématiques liées à sa reprise en liant enjeux et modalités de réalisation et en les replaçant dan le contexte historique, politique, musical et esthétique de la fin du XVIIIe siècle.

    Persee-Long

  • Le comique à l'Académie royale de musique (1669-1791)

    Souvent contesté et marginalisé par les historiens de la musique et du spectacle, le comique occupe pourtant une place importante sur la scène de l’Académie royale de musique aux XVIIe et XVIIIe siècles. Des premières tragédies en musique de Quinault et Lully aux comédies lyriques de Grétry en passant par les entrées comiques de ballets ou les ballets d’action tirés d’opéras-comiques – pour ne citer que quelques exemples –, on ne peut qu’être frappé par la variété et l’originalité des créations incluant le comique ainsi que par la permanence de leur reprise. Cela sans compter les représentations ponctuelles d’œuvres appartenant à d’autres répertoires (pièces foraines, intermèdes italiens, etc.).

    Ce colloque propose d’aborder les enjeux et les modalités de la présence du comique en interrogeant tout autant la question des genres et des styles littéraires, musicaux et chorégraphiques, que celle de l’interprétation et de la réception des œuvres concernées. Quelles sont les différentes formes d’expression du comique sur la scène de l’Opéra ? Quels en sont les modèles et les repoussoirs (opéras italiens, comédies-ballets, production foraine, Comédie-Italienne, Comédie-Française, spectacles de cour…) ? Quelle est la part de l’interprète dans l’élaboration du comique et sa transmission au public ? Quel est son environnement scénographique à l’Académie royale (costumes, décors, machines) ?

    Afin de tenter de répondre à ces questions et de susciter des pistes d’analyses, nous privilégierons les aspects liés :

    *à la chronologie des créations et des reprises ;

    *à la confrontation des répertoires et à l’identification des modèles et des repoussoirs ;

    *aux analyses génériques et terminologiques ;

    *aux analyses techniques, stylistiques et esthétiques (texte, musique, danse, scénographie) ;

    *aux études spécifiques de figures emblématiques (poètes, compositeurs, chorégraphes, chanteurs, danseurs) ;

    *à l’interprétation du comique sur la scène de l’Académie royale de musique ;

    *aux interactions avec d’autres espaces de création ou de représentation, et à la diffusion du répertoire concerné dans les provinces et à l’étranger.

    *à la réception du comique ou au détournement comique du sérieux (potentialité comique, parodies, etc.).

    Programme-Long

  • De Farinelli à Bowie: l'invention de la célébrité en musique

    Ce colloque international se propose d’interroger dans la longue durée le processus de construction de la célébrité en musique.

    Il s’agit à la fois d’envisager l’invention de la célébrité dans ses aspects contextuels et conjoncturels, liés à des lieux, des espaces, des institutions et des temps spécifiques, tout en offrant la possibilité de comparer certains aspects du procès de vedettariat appréhendés a priori comme relativement stables, qu’il s’agisse de considérer le rapport d’un artiste à son public ou la structure des réseaux et les formes d’interactions qui participent à rendre un musicien célèbre.

    Dans cette perspective, trois entrées seront privilégiées :

    1. Les dispositifs qui participent à la fabrique de la célébrité : la critique musicale et plus largement les médias, les réseaux de diffusion, les agents artistiques, la circulation et l’économie des biens culturels, les stratégies culturelles et commerciales, le rapport au pouvoir.

    2. Les figures de la célébrité : différents types de célébrités, de vedettes, de stars, leurs histoires de vie, trajectoires, carrières et éventuellement les articulations des différents domaines de la célébrité : célébrité en musique et formes de célébrités annexes (mode, cinéma, écriture, peinture).

    3. Les œuvres comme matrice, support, écrin, de la célébrité : la création, les spectacles, la réception de l’artiste et de son œuvre, la diffusion et le marché des œuvres, tout ce qui permet d’identifier un artiste à un type original de création participant de fait à constituer pleinement sa célébrité.

    Programme-Colloque

  • Les scènes musicales et leurs publics en France (XVIIIe-XXIe siècles)

    Depuis le développement des scènes musicales sous l’Ancien Régime jusqu’aux applications les plus récentes de la notion de démocratisation culturelle, le rôle du public n’a cessé d’interroger les chercheurs et les professionnels du spectacle, qui peinent à en cerner les contours et à en proposer une définition. Consubstantiel au spectacle, le public – ou plus exactement les publics – constitue une masse mouvante, cantonnée dans l’imaginaire collectif à un rôle passif. Or, depuis les revendications du droit de siffler à l’Opéra jusqu’aux appels à monter sur scène, en passant par la légitimation des artistes via la pratique des « débuts », les publics semblent au contraire être partie prenante du spectacle musical. Dans ces conditions, le terme même de spectateur mérite d’être revisité à la lumière de la spécificité des scènes musicales, lesquelles, en proposant des œuvres alliant texte et musique, convoquent tous les sens et font de la représentation une expérience particulière.

    La question de l’horizon d’attente des publics des scènes musicales et des réponses apportées par les artistes et les institutions qui les accueillent doit elle aussi être interrogée – qu’il s’agisse des fameuses querelles du XVIIIe siècle, des sifflets qui accueillent au siècle suivant des chanteurs jugés trop peu impliqués sur scène ou des bagarres éclatant de nos jours entre stars du rock et membres du public. Si des travaux récents ont mis l’accent sur la notion de réception, conférant aux publics la place qu’ils méritent, la spécificité des publics des scènes musicales reste à interroger. Ceux-ci peuvent-ils être appréhendés en tant qu’entité particulière ? Quelles interactions observe-t-on entre la salle et la scène ? La limitation de l’étude au cadre français implique-t-elle des caractéristiques propres à ce territoire ? Quelles sont ainsi les conséquences de l’ « exception culturelle française » ? En quoi les publics français se distinguent- ils de leurs homologues européens ? L’ambition de ce colloque, volontairement interdisciplinaire, est de parvenir à faire émerger les caractères propres des publics des scènes musicales en France sur le temps long. En se limitant aux scènes musicales, entendues comme l’ensemble des spectacles mêlant texte et musique, il permettra d’identifier des modalités particulières de l’expérience du spectacle. En prenant la France comme cadre d’étude, il en déterminera les caractéristiques nationales.

  • Rameau, entre art et sciences

    Ce colloque a pour objectif de confronter les points de vue les plus actuels des chercheurs et des interprètes dans différents domaines, tant artistiques que scientifiques, afin de coller au mieux à la personnalité et à l’envergure des champs d’activité de cet « artiste philosophe ». Véritable père de l’inter-disciplinarité, Rameau a engagé la réflexion avec les plus grandes personnalités de son temps de d’Alembert à Euler, d’Estève au Padre Martini, de Rousseau à Wolf, plaçant ainsi la musique au cœur des débats intellectuels européens. Par fidélité à ses convictions, cette grande rencontre inter- nationale souhaite donc convoquer les disciplines connexes de la musicologie (littérature, arts du spectacle, théorie musicale, esthétique, historiographie, etc.).

    Ce colloque s’inscrit dans plusieurs manifestations et événements ( parution d’ouvrages et d’éditions musicales ; productions d’opéras) qui souhaitent rendre hommage à l’un des plus grands musiciens et théoriciens de l’histoire de la musique. Depuis le dernier colloque international consacré à Rameau à Dijon en 1983, les recherches sur le compositeur ont considérablement progressé grâce aux travaux conduits par la communauté internationale et en particulier depuis 1996, par l’équipe du programme « Rameau » de l’IRPMF.

    Programme-Colloque

  • Les lieux de l'opéra en Europe (XVIIe-XXIe siècles)

    Alors que l’on observe depuis une petite décennie un rapprochement entre plusieurs disciplines des sciences sociales pour étudier les lieux dédiés aux concerts, ceux de l’opéra, considérés le plus souvent sous l’angle unique de l’architecture monumentale, n’ont guère fait l’objet d’une telle approche. Or ces espaces méritent eux aussi d’être abordés de façon plurielle, en intégrant la complexité de problématiques liées à leur multiplicité et à leur inscription souvent particulière dans le paysage urbain.

    Résolument international et interdisciplinaire, le présent colloque se propose d’amorcer une réflexion sur les rapports entre pratiques socio-culturelles de l’art lyrique et transformation des espaces qui l’hébergent et le structurent, dans l’espoir de faire apparaître, sur le temps long, les dimensions matérielles et symboliques des lieux d’opéra.

     

    Programme-Colloque

  • L'Opéra de Paris, la Comédie-Française et l'Opéra-Comique (1672-2010): approches comparées

    L’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France organise, en collaboration avec l’Ecole nationale des Chartes et CESAR (Oxford Brookes University) et avec le concours de l’Opéra Comique un colloque international et interdisciplinaire sur « L’Opéra de Paris, la Comédie-Française et l’Opéra Comique (1672-2010): approches comparées », à l’Opéra Comique, salle Bizet (responsables Denis Herlin, Sabine Chaouche et Solveig Serre). Ce colloque réunira des spécialistes du monde de l’opéra et sera l’occasion d’une confrontation de différents points de vue : musicologie, histoire de la danse, histoire culturelle, études théâtrales, sociologie.

    L’idée de ce colloque est venue d’un fait d’actualité. Au printemps 2009, l’Opéra national de Paris fait figurer dans les contrats des chanteurs engagés à l’Opéra Bastille ou au Palais-Garnier une clause d’exclusivité leur interdisant d’accepter au cours d’une même saison des productions scéniques dans d’autres théâtres lyriques parisiens. Cette mesure est particulièrement intéressante pour le chercheur car elle fait écho à des pratiques similaires et couramment répandues entre grands établissements culturels d’Etat sur une très longue durée – plus de trois cents ans.

    Sous l’Ancien Régime, le système théâtral est à l’image de toute la structure sociale, fortement hiérarchisé. L’Opéra, qui jouit du statut d’académie dès son origine, y occupe la première place. La Comédie-Française vient en second: elle est constituée par la troupe des « Comédiens ordinaires du roi », titre attribué également à la mort du Régent Philippe d’Orléans à la troupe de la Comédie-Italienne, qui forme le troisième théâtre privilégié. Si l’édifice privilégié s’effondre à la Révolution française, les trois théâtres continuent à jouer un rôle prépondérant dans la capitale et à entretenir des relations ambiguës et ambivalentes.

    À la croisée de deux domaines de recherche trop souvent séparés –  l’histoire institutionnelle et l’histoire des oeuvres –  le colloque international et interdisciplinaire « L’Opéra de Paris, la Comédie-Française et l’Opéra Comique (1672-2010): approches comparées » se propose donc de susciter une réflexion collective sur l’histoire administrative et artistique des trois théâtres parisiens. Avec l’espoir que, de la confrontation et de la comparaison des données à grande échelle, ressorte une vision d’ensemble de la manière dont ces trois institutions théâtrales majeures dans le paysage culturel français ont conçu au fil des siècles leurs stratégies entrepreneuriale et artistique en rapport les unes aux autres.

    Programme-Colloque

  • Le répertoire de l'Opéra de Paris (1669-2009): approches comparées

    L’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (IRPMF) organise avec le concours exceptionnel de l’Opéra national de Paris un colloque international sur le répertoire de l’Opéra de Paris les 10, 11 et 12 décembre 2009, à l’Opéra national de Paris, Studio Bastille. Ce colloque réunira des spécialistes du monde de l’opéra et sera l’occasion d’une confrontation de différents points de vue : musicologie, histoire de la danse, histoire culturelle, études théâtrales, responsabilités de direction.

    « Anno 1669 » : le rideau de scène du Palais Garnier rappelle l’étonnante longévité de la première institution française d’opéra et de danse. La réflexion collective engagée par le colloque se situe, elle aussi, dans la longue durée. La confrontation de toutes les époques de l’histoire de l’Opéra permettra de mieux en dégager la logique artistique.

    Certaines communications partiront des styles, des genres, des sujets mis en scène, pour déterminer comment l’Opéra affirme son identité esthétique. D’autres interventions seront centrées sur l’institution et sur ses directeurs successifs, soumis aux contraintes du pouvoir et de la comptabilité, mais aussi porteurs de convictions artistiques. Ainsi se dégagera une vision de l’équilibre changeant entre tradition et innovation, entre répertoire et création. Divers problèmes de méthode seront abordés en chemin, comme les notions de saison, de version, de mise en scène.

    Le colloque a été suscité par l’élaboration préalable de la base de données Chronopéra. Cette base constitue l’un des programmes de l’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France, unité du CNRS associée à la Bibliothèque nationale de France et au Ministère de la culture et de la communication. Chronopéra (http://chronopera.free.fr) contient, dans son état actuel, la liste quasi exhaustive des représentations à l’Opéra de Paris, jour par jour, entre 1749 et 1989.

     

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