Luc Robène et Solveig Serre
Les industries culturelles et créatives : expressions culturelles et contre-culturelles, Paris: Éditions Orbis Tertius, 2025, p. 263-295
Année de publication : 2025

Cet article revient sur les dix années de recherches menées dans le cadre du projet PIND (« Punk is not dead »), afin de montrer en quoi cette expérience scientifique, humaine et participative constitue moins un modèle qu’une matrice susceptible d’inspirer d’autres recherches en sciences humaines et sociales. À partir de l’étude des scènes punk en France, le texte met en évidence la nécessité de construire des formes de recherche fondées sur la collaboration étroite entre chercheurs et acteurs des terrains étudiés. L’objet même de l’enquête — des scènes culturelles marginales, underground et souvent défiantes à l’égard des institutions — imposait des méthodes sensibles, négociées et ouvertes au dialogue.

L’article analyse ainsi la manière dont le projet PIND a progressivement élaboré des espaces d’échanges et de co-construction associant chercheurs, musiciens, amateurs, archivistes, collectionneurs et acteurs culturels. Il montre comment cette démarche a transformé les pratiques de recherche : constitution des réseaux, accès au terrain, collecte des sources, définition des problématiques scientifiques, organisation des événements et circulation des savoirs. En retraçant la genèse et les évolutions du projet, l’article souligne enfin que cette dynamique participative, aujourd’hui désignée sous le label SAPS (« Science avec et pour la société »), constitue un levier essentiel pour rapprocher science et société et produire des connaissances collectivement partagées et socialement signifiantes.

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